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Isabelle

CONTRE MACRON & LE PATRONAT JE RESPECTE LES GESTES BARRIERES: LE 16/06 JE FAIS GREVE ET JE MANIFESTE

Les personnels hospitaliers l’ont bien compris: ce gouvernement n’a aucune intention de renforcer les services publics si on ne l’y contraint pas. Face à la casse sociale, il y a urgence. Les effets délétères, pour les élèves, de la fermeture des écoles et établissements nécessitent un plan d’urgence pour l’Éducation nationale et la remise en cause des politiques éducatives à l’oeuvre depuis des décennies. Pourtant le ministre fait comme si de rien n’était et tente de profiter de cette crise pour accentuer ses attaques contre l’idée même d’une École égalitaire et émancipatrice. Il est urgent de se mobiliser pour des moyens massifs pour TOUS les Services publics. 

LE 16 JUIN, EN GREVE AVEC LES PERSONNELS HOSPITALIERS,

MANIFESTONS POUR LES SERVICES PUBLICS ET UNE AUTRE ECOLE!

Dans l’Education Nationale, nous exigeons: 

  • Stop à l’autonomie et à la concurrence. Nous refusons l’évaluation de ce 3e trimestre tronqué; la mise en oeuvre des 2S2C; le projet de loi sur la direction d’école.
  • Des recrutements immédiats. L’Education Nationale elle aussi a besoin d’embauches massives de personnels titulaires. Cela commence par l’admission de tou·tes les admissibles aux concours et aucun licenciement de personnels précaires en fin de contrat.
  • Une autre École tout de suite. Le « télé enseignement » a accentué les inégalités sociales et scolaires. Il est urgent de pré-parer une rentrée qui rompe avec la logique comptable et réactionnaire actuelle. C’est l’occasion d’exiger un autre système pour une autre scolarité permettant à l’ensemble des élèves de s’y retrouver.
  • De meilleures conditions de travail. Dans l’Éducation nationale, comme dans l’ensemble des Services publics, les personnels ont maintenu, dans des conditions difficiles, le service public d’Éducation. Nous revendiquons depuis des années une revalorisation salariale sans conditions et une amélioration de nos conditions de travail.
  • Stop aux lois liberticides. Le gouvernement a profité de l’épidémie pour faire voter une nouvelle loi d’exception. L’état d’urgence sanitaire est une atteinte grave aux libertés et restreint les droits des salarié·es. La loi a été prolongée jusqu’au 10 juillet et le gouvernement compte bien maintenir toute ou partie de ses mesures au-delà de cette date. Nous exigeons son abrogation.
  • L’abandon des contre-réformes. La conquête d’une École émancipatrice pour les élèves et les personnels passe, au préalable, par l’abandon des politiques de recul social et des réformes en cours: réforme des retraites Macron, loi de transformation de la FP, réformes réactionnaires de l’Education qui font de l’Ecole toujours un peu plus une machine de tri social fondée sur l’autoritarisme et la concurrence (réformes du bac et du lycée, de la voie pro, de la formation des maîtres, loi Blanquer, loi ORE, Parcoursup…)

On a encore plein d’autres choses à dire mais ça fait long. Pour plus d’infos:

TELECHARGER LE DETAIL DES REVENDICATIONS DE LA CGT EDUC’ACTION – tract national

Télécharger le tract CGT Educ’action Ain – 16 juin

Télécharger le tract CGT Educ’Action Ain – libertés

REJOINDRE LA LUTTE: OU CA?

Et aussi:

  • Haute Savoie – 10h devant les hôpitaux de proximité
  • Ain – 13h30 (en même temps que le rassemblement devant Fleyriat) devant les hôpitaux de proximité et EHPAD: CH Ain Val de Saône (Pont-de-Veyle) – CH de Belley – CH du Haut Bugey (Oyonnax) – CH public d’Hauteville – EHPAD de Fontelune (Ambérieu) – EHPAD Bon Accueil (Lagnieu) – CH de Méximieux

Sans oublier les autres dates à venir:

  • 12/06 – Hauteville – rond-point – slam session à 20h. Repli sur le parvis devant la salle des fêtes d’Hauteville en cas de pluie.
  • 13/06 – Bourg – Place de la Comédie – 10h30 – Journée d’actions pour la régularisation des Sans Papiers (infos à suivre): rassemblement (respectant les gestes barrières) du CSM Collectif Solidarité Migrants. Dans le cadre de la Campagne collective – Pour l’égalité des droits : des papiers pour toutes et tous ! https://eg-migrations.org/Campagne-collective-Pour-l-egalite-des-droits-des-papiers-pour-toutes-et-tous. Les organisations à l’origine de cette campagne appellent à une journée nationale d’actions : « Régularisation de toutes et tous » le 13 juin 2020 !
  • 20/06 – Journée mondiale des Réfugié-es (infos à suivre)
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C’EST TOUJOURS NON.

Le Président de la République et le Premier ministre ont imposé la réouverture des écoles et établissements scolaires à partir du 11 mai 2020, contre les avis de l’INSERM et du Conseil scientifique du 16 avril. Considérant que le risque de transmission de cette maladie mortelle est important dans les lieux de regroupement massif que sont écoles et établissements scolaires, et que les mesures barrières chez les plus jeunes seront difficiles à appliquer, les autorités sanitaires préconisent la fermeture jusqu’en septembre.

Danger grave et imminent

Nous demandons l’application du principe de précaution et de laisser les écoles et établissements fermées jusqu’en septembre, en soutenant financièrement les familles dont l’un·e des membres au moins doit garder les enfants. Ce gouvernement portera une responsabilité politique et morale lourde dans le nouveau cortège de victimes et de mort·es que la réouverture prématurée des écoles et des établissements scolaires pourrait provoquer. Il fait tout pour s’en défausser sur les seul·es acteur·rices de terrain et les familles qui ne pourront pas garder leurs enfants à la maison en raison de pressions financières ou patronales et devront les envoyer servir de cobayes aux bidouillages gouvernementaux.

La CGT Educ’Action de l’Ain a envoyé deux signalements de danger grave et imminent au Recteur de l’Académie de Lyon et à la Directrice Académique des Services de l’Education Nationale dans l’Ain, pour l’ensemble des écoles et collèges du département. Nous mettons à disposition des collègues les outils nécessaires pour s’opposer à la réouverture des écoles et établissements précipitée, en faisant valoir collectivement leurs droits (d’alerte, de retrait, de grève) et en protégeant leurs propres responsabilités (Alerte DGI écoles attn Recteur – DASENAlerte DGI collèges attn Recteur – DASEN)

Mépris des services sociaux de l’institution scolaire

Pour justifier cette réouverture précipitée, M. Blanquer, ministre ayant mis en place des réformes de l’Education parmi les plus brutales et inégalitaires a manifesté une brusque sensibilité aux impacts sociaux du confinement. Cette opportune préoccupation ne l’a toutefois pas amené à se rappeler de l’existence de l’expertise des services sociaux de l’institution scolaire, puisque ses services méconnaissent manifestement le champ professionnel propre du travail social et conseillent pour prévenir les violences intrafamiliales la seule orientation vers des associations.

Réouverture des écoles et établissements scolaires: débrouille et disparités

M. Blanquer parade en annonçant que plus de 90% des écoles sont ouvertes comme si le taux d’ouverture était un gage de succès en soi. Mais le bilan n’est pas brillant : seul.e 1 élève sur 6 est actuellement accueilli·e dans les écoles, il y a d’énormes disparités territoriales et sociales entre zones rouges et vertes, entre milieux défavorisés ou non. De nombreux personnels sont retournés à leurs postes sans toutes les garanties sanitaires et pédagogiques. Les protections (masques, gels) restent partiellement disponibles, les personnels sont fatigués à cause de deux mois de confinement psychologiquement compliqués et la surcharge de travail due à l’adaptation des pratiques professionnelles à la « continuité pédagogique » puis à la préparation du retour dans les classes. Les équipes se sont débrouillées seules pour organiser les espaces, emplois du temps, temps de récréations, de restauration, et ont dû parfois choisir parmi les élèves « prioritaires » et organiser un roulement des jours de présence, ce qui ne relève pas de leur responsabilité. (Comm_ presse_Réouverture_des_écoles-4)

Quoique la CGT Educ’Action se félicite de l’abandon (beaucoup trop tardif) de l’épreuve orale du bac de français, la seconde phase du déconfinement ne s’annonce pas mailleure: pour les personnels, c’est toujours « débrouillez-vous ».

Et contre la crise sanitaire : on n’est pas sorti.es de l’auberge

Pas grand-chose d’efficace n’a été mis en place pour lutter contre la crise sanitaire : l’hôpital public a été mis à l’os en quelques années, le COVID-19 a montré l’urgence d’un changement de cap radical, mais le gouvernement ne répond pas aux revendications martelées depuis des mois par le personnel soignant. Les suppressions de lits, de postes et les privatisations sont toujours d’actualité. Pas de réquisition et de redistribution prévues de stocks de masques, ni de nationalisation d’entreprises susceptibles de produire le matériel médical nécessaire. Un appel unitaire à la manifestation a été lancé par les personnels soignants pour le 16 juin prochain.

La suppression des libertés, la répression généralisée contre toute expression d’opposition, la quasi absence de débats au parlement, le développement d’une surveillance qui réduit l’espace privé et militant à peau de chagrin traduisent la montée d’un autoritarisme qui prend le prétexte de la crise sanitaire pour se renforcer chaque jour un peu plus, tout en s’acharnant allègrement contre ce qu’il reste des conquis sociaux: malgré la crise sociale le gouvernement maintient sa réforme de l’assurance chômage dont la deuxième phase, qui devait entrer en application le 1er avril, a été reportée à septembre. Elle modifie les règles de calcul de l’indemnisation, entraînant une baisse moyenne des indemnités de 22 %. Plusieurs ordonnances ont aussi été adoptées dans le cadre de l’Etat d’urgence sanitaire. L’une d’elles permet de travailler jusqu’à 60 heures par semaine. Pour la CGT, la vieille rengaine patronale de l’augmentation du temps de travail est la pire chose à faire.

La fonction publique a montré qu’elle était nécessaire et qu’elle savait répondre présente. Elle peut avoir un poids pour défendre les droits des citoyen·ne·s, des travailleur·euse·s, des privé·e·s d’emploi et précaires. La CGT Educ’Action 01 soutient donc toute initiative susceptible de dénoncer les politiques attentatoires aux libertés, aux conquis sociaux et aux services publics, pour peu qu’elle préserve la santé et la sécurité des personnes.

AGENDA MILITANT

  • Du 18 au 30 mai 2020 – Rassemblement virtuel des Glières

Le Rassemblement des Glières à Thorens et sur le plateau des 29/30/31 mai 2020 ayant été annulé, le CRHA Citoyens-Résistants d’Hier et d’Aujourd’hui propose Un Rassemblement Virtuel Inédit. Écoutez sur http://www.citoyens-resistants.fr/spip.php?article616  les entretiens confinés d’intervenants dont la plupart étaient prévus aux différentes conférences du samedi.

  • Mardi 26 mai 2020 – de 13h30 à 15h – Rassemblement devant l’hôpital Edouard Herriot (HEH) à Lyon à l’initiative des syndicats CGT Santé et Sud Santé

“Pénurie de matériel, manque de lits, salaires de misère… La crise que nous traversons met en lumière l’état de délabrement de l’hôpital public et les conditions de travail dangereuses autant pour les patients que pour les agents de l’hôpital. La réponse du gouvernement quant à nos revendications pour travailler et soigner dignement : Primes (et encore, pas pour tous), médailles, dons de congés par d’autres salariés !”. Le rassemblement se fera dans le respect des gestes et mesures barrières.

  • Samedi 6 juin 2020 – 10h – STOP ETAT D’URGENCE: promenades de santé expressives à Bourg en Bresse – à l’initiative d’un collectif de GO (Gentils Organisateurs)

Les adeptes du yoga re-pratiquent leur sport en plein air; faire ses courses dans un centre commercial blindé, aller dans des parcs d’attraction de 5000 personnes ou trimer dans des usines pleines à craquer ça va, par contre manifester toujours pas puisque les rassemblements dans l’espace public de plus de 10 personnes restent interdits. Il est pourtant possible de concilier prévention sanitaire et liberté de manifestation. Le droit de manifester est un droit fondamental, garanti par l’article 10 de la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 et l’article 9 de la Convention européenne des droits de l’Homme. Contre ce déni de droit, un collectif de Gentils Organisateurs propose une ballade (avec drapeaux pancartes et mégaphones) ne bloquant pas la circulation, par paquets de 10, avec 1m de distance entre chaque personne et gestes barrières. L’objectif: se re-rendre visible dans l’espace public pour défendre et revendiquer nos libertés. Propositions et notes d’orga communiquées par les GO (susceptibles d’être modifiées – vérifier de temps en temps): 2020 05 13 La vague version 6 2020 05 31 La vague orga v3

  • Vendredi 12 juin 2020 – 20h – Slam session à l’initiative de citoyen.nes – rond-point d’Hauteville Lompnes

Un cercle se forme, ce qui est pratique sur un rond-point, et les participantEs sont appeléEs à partager un texte rimé ou non, rythmé ou non, chanté ou non, de leur propre composition ou non. Ouvert à tous les styles (rap, slam, poésie, lecture, langage des signes…). Un mégaphone permettra de brancher en usb, sd ou mini-jack des instrus, si besoin. Gestes barrières, gel, masques : autonomie des participant.es.

  • Mardi 16 juin 2020 – manif nationale SANTE

Appel unitaire lancé par les personnels soignants. Lieux et horaires à venir.

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Réouverture des établissements scolaires le 11 mai: c’est non!

Annonce de la réouverture des établissements scolaires le 11 mai : l’improvisation du gouvernement met en danger la santé des personnels, des élèves et de leurs familles. Pour la CGT Educ’action de l’Ain, c’est non !

La région Auvergne Rhône Alpes est l’une des régions de France les plus à risque dans la crise sanitaire que nous vivons. Les cafés, restaurants, lieux de culture étant maintenus fermés, les rassemblements interdits, les déplacements limités et contrôlés, le gouvernement prend acte d’une situation de danger persistant sur l’ensemble du territoire. Pourtant, malgré la situation toujours préoccupante de notre région et de notre pays concernant la vitesse et l’ampleur de la propagation du virus, le gouvernement a annoncé la réouverture progressive des écoles dès le 11 mai, ce qui a suscité l’inquiétude des personnels de l’Éducation nationale, des collectivités territoriales, des élèves et des familles.

Quelle logique y a-t-il à garder les restaurants fermés tout en ouvrant les cantines scolaires ? A empêcher les rassemblements mais à permettre le brassage de plus de 12 millions d’élèves, en contact avec leurs parents (parfois à risque) et les personnels ? A limiter les déplacements à l’intérieur des départements alors que, dans l’Ain, de nombreux personnels viennent travailler en habitant dans le Rhône, département le plus touché de la région ? Sans parler des élèves internes qui dans les zones rurales de notre département vivent fréquemment loin des établissements où ils/elles sont scolarisé·es et dont ils/elles repartiront le week-end, parcourant ainsi de longues distances. Quid, d’ailleurs, des élèves internes qui sont scolarisé·es dans un établissement qui n’est pas celui où ils/elles ont leur chambre d’internat ? Les possibilités de propagation du virus seront multipliées alors que le département est un « désert médical » où l’accès aux soins est de plus en plus compliqué, alors que les services de réanimation sont toujours saturés, les soignant·es épuisé·es, et alors que la sécurité sanitaire des salarié·es appelé·es à reprendre le travail n’est pas assurée.

La CGT Educ’action a une conscience aiguë des inégalités sociales en matière d’accès à l’éducation, inégalités qu’elle dénonce depuis de nombreuses années, en exigeant des moyens pour un service public de qualité, et des moyens renforcés dans les quartiers populaires. Ces inégalités, aggravées par les politiques menées ces dernières années, se creusent évidemment dans cette période de confinement : de nombreux enfants n’ont pas accès aux moyens ou à des conditions correctes pour un enseignement à distance qui par ailleurs n’est qu’un pis-aller. Le ministère de l’Education et les autorités rectorales ont été incapables d’assurer la logistique permettant d’assurer l’égalité face à cette situation, s’en remettant à la bonne volonté et à la débrouille des équipes éducatives, à qui aucun matériel n’a par ailleurs été fourni. Nous avons dénoncé cet état de fait. Dans les écoles accueillant les enfants de soignant·es, il a fallu plus de 4 semaines pour que les personnels volontaires assurant l’accueil soit équipées de masques et de gel hydroalcoolique !

Nous comprenons les difficultés des familles face à la fermeture des écoles, et dénonçons particulièrement l’absence de maintien de l’intégralité du salaire pour les personnes arrêtées pour charge d’enfants. Mais la réouverture des écoles, dans les conditions réelles dans lesquelles elle est improvisée par le gouvernement, ne contribuera en rien à la réduction de ces inégalités sociales : en réalité, elle exposera plus encore les classes populaires, déjà particulièrement touchées, au risque épidémique : déjà exposées au travail, par le maintien d’activités parfois non essentielles, les familles le seront d’autant plus parce que, contrainte de mettre leurs enfants à l’école sans que les conditions soient réunies, elles seront en première ligne de nouveaux foyers de contamination.

Nous dénonçons donc l’hypocrisie du gouvernement qui, plutôt que de fermer les activités non essentielles, assurer des moyens de protections adéquats, réorganiser l’appareil productif pour mener la « bataille antivirale » par la création massive de matériel médical, entend en réalité faire la politique du MEDEF qui ne voit dans l’école qu’une garderie pour « remettre les salariés au travail », quel qu’en soit le prix sanitaire. Le vernis social qu’il tente de donner à sa politique cynique ne doit tromper personne.

Comment imaginer que des enfants de maternelle respecteront les règles de « distanciation sociale » ? Quand l’école est incapable d’empêcher la transmission de poux en temps ordinaire, qu’il n’y a pas de savon dans les toilettes, qui peut croire qu’elle ne favorise pas l’apparition de nouveaux « clusters » ? Comment imaginer que les élèves plus âgé·es pourront respecter ces règles, même avec la meilleure volonté, dans les cars de transport scolaire souvent bondés ?

Nationalement, la CGT Educ’action est claire et appelle à la responsabilité du gouvernement en lui demandant de ne pas rouvrir les établissements scolaires le 11 mai. Dans l’académie de Lyon, nous interpellons le recteur et le DASEN et appellerons à leur prise de responsabilité pour ne pas mettre en danger les élèves et personnels dans cette région déjà des plus touchées par la pandémie. La réouverture improvisée ne peut que conduire à une deuxième vague épidémique encore plus meurtrière que la première. La responsabilité des dommages de cette vague reposera entièrement sur le gouvernement, et le MEDEF qui fait pression pour la réouverture anticipée des écoles.

La reprise ne peut se faire qu’avec un maximum de garanties et de sécurité. Cela implique notamment :

  • Le constat d’une baisse massive du nombre de cas. C’est loin d’être encore le cas.
  • La mise en place d’une politique systématique de tests pour les personnels et les élèves réputées fréquemment asymptomatiques, conformément aux recommandations de l’OMS et du CHSCT Ministériel.
  • La fourniture de matériel de protection (gel hydroalcoolique, gants et masques de santé etc…) en quantité suffisante pour les agentes (qu’ils/elles relèvent de l’Education nationale ou des collectivités territoriales) et les élèves (soit 3 par jours et par personnes).
  • La désinfection régulière des écoles, services et établissements scolaires dans le respect de la santé de leurs agentes, la fourniture de matériel de protection pour les agent·es d’entretien, les ATSEM.
  • La diminution des effectifs par classe, pour permettre la distanciation sociale pour l’ensemble des niveaux et pour tous les lieux fréquentés par les élèves et les personnels.
  • Le maintien des autorisations d’absence pour les personnels particulièrement vulnérables (tranches d’âges et conditions de santé facteurs de surmortalité).
  • La prise en compte de la situation des personnels (AESH, CUI…) pour lesquels cette distanciation n’est pas possible.

La CGT Educ’action de l’Ain prendra toutes ses responsabilités pour garantir la protection des personnels, des usagers. Si nécessaire, elle entend utiliser tous les moyens à sa disposition : droit d’alerte, plainte pour « mise en danger de la vie d’autrui », préavis de grève dans l’éventualité où les droits de retrait seraient refusés par l’employeur.

Communiqué non à la reprise – AIN

QUE FAIRE D’ICI LE 11 MAI – adapté Ain

Modèle courrier aux chef-fes

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