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Edito

Publié par le 23 Déc, 2013

La CGT Educ’action de l’Ain vous souhaite une bonne année

Les fermetures d’entreprises ou suppressions d’emplois sont, dans notre pays, hélas, toujours d’actualité. Pourtant, les entreprises touchées ne présentent pas toutes des difficultés économiques et les suppressions peuvent être parfois le fruit d’un choix des actionnaires. C’est le cas, par exemple, de l’entreprise La Redoute située à ROUBAIX : 400 salariés sont venus manifester, devant le siège de la maison mère, au cri de « PINAULT t’es cuit ! Les t’chis sont à PARIS !! » …

Ils entendaient dénoncer le projet de cession qui serait synonyme de 700 suppressions d’emplois. La volonté du propriétaire, le milliardaire François-Henri PINAULT est de se délester de La Redoute afin de se concentrer sur son pôle Luxe, probablement bien plus rentable !! C’est bien un choix de stratégie économique d’une entreprise. Ce choix, la CGT ne peut que le condamner ! Malgré la reprise par Nathalie BALLA et Eric COURTELLE, les  salariés restent , désormais, déterminés pour obtenir des garanties pour eux et leur entreprise. En effet, pour l’heure près de 1178 emplois sont menacés ( sur les 3437 que comptent l’entreprise)
Dans notre département, les salariés de Kem One à BALAN, après avoir lutté pendant des semaines et des semaines, ont été fixé sur leur sort le 20 décembre. La liquidation aurait pu avoir un effet domino sur quasiment 20 000 emplois dans le secteur. C’est finalement le projet de reprise de l’industriel Alain DE KRASSNY qui a été retenu. Nos camarades CGT du site de BALAN se disent soulagés même s’ils savent qu’ils devront rester vigilants.

Dans notre secteur, les « discussions sur les chantiers métiers » s’achèvent et le ministre de l’Education Nationale a exposé une partie de ses arbitrages. Pour le 1er degré, une avancée peut être notée : la prime pour les directeurs d’école représente un progrès certes mais qui ne règle pas le problème des décharges, particulièrement pour les petites écoles. D’autre part la CGT est contre l’APC. D’autres questions ont été largement éludées par le ministère : rien sur les RASED, par exemple. En conclusion, nous pensons que la mort lente des RASED est appelée à se poursuivre, et d’un même mouvement, les collègues qui les constituent vont devoir marcher droit, selon les ordres des IEN.

Dans le second degré, les discussions sur le statut des enseignants seront suivies de très près. Des pistes ont été avancées (pour l’instant, ce ne sont que des pistes) mais elles ne présagent rien de bon. Il faudra se montrer extrêmement attentif à toute annualisation de notre temps de travail, éternel  « serpent de mer » que les ministres successifs de l’Education Nationale ont voulu imposer surtout aux enseignants de lycée professionnel.
Les discussions sont encore loin d’être terminées mais nous pouvons constater, d’ores et déjà, qu’elles ne prennent pas en compte l’ensemble des problèmes qui génèrent mal-être chez certains collègues. Une fois de plus, le ministre espère trouver des solutions à moyens constants ce qui revient à prendre aux uns pour donner à d’autres. Nous savons à la CGT Educ’action que l’Ecole mérite mieux que cela !!

Isabelle VUILLET