web analytics

Edito Avril

Publié par le 5 Avr, 2014

Le 18 mars, dans 140 villes de France, près de 240.000 salariés, retraités et privés d’emploi sont venus grossir les manifestations et rassemblements à l’appel des organisations CGT, FO, FSU et Solidaires. C’est le double de manifestants, un mois et demi seulement après le dernier rendez-vous national de mobilisation interprofessionnelle, le 6 février. A Bourg, environ 500 manifestants étaient présents devant la CPAM.

Les raisons d’une colère de la part des salariés sont légitimes. En effet le patronat s’obstine à dans sa logique à demander toujours plus d’exonération de cotisation ce qu’il se complait à appeler “  charge sociale ”. Les gouvernements successifs ont à plusieurs reprises, ces trente dernières années, répondu dans ce sens là et pourtant le nombre de chômeurs n’a cessé d’augmenter et le nombre d’entreprises d’entamer des plans sociaux, tous plus ravageurs les uns que les autres pour l’emploi. 

 

Notre département n’est pas épargné par les plans sociaux y compris de la part de grands groupes. Après Arkéma qui a été en 2013 sur la sellette, c’est au tour de Renault Trucks d’apprendre que le groupe prévoit 1300 suppressions d’emplois dans toute la France toutes catégories de personnels confondus, CDI, CDD et prestataires compris. A Bourg, par exemple, la direction a annoncé des suppressions d’emploi alors que dans le même temps elle envisage de recourir à des heures supplémentaires dans les semaines à venir. Cette situation scandaleuse démontre bien l’incapacité des ces dirigeant à proposer une politique économique et commerciale à long terme. Depuis deux ans la direction tente des mesures de réorganisation afin d’être le plus rentable possible, répondant ainsi aux exigences des actionnaires du groupe. Ces mesures se révèlent toutes aussi inefficaces les unes que les autres,  destructrices au niveau de l’emploi et négative en terme de condition de travail.

Dans notre secteur, les projets de textes sur les obligations de service des enseignants ont été examinés lors du CTM du 27 mars 2014. Les obligations réglementaires de service des enseignants. La CGT Éduc’action demande depuis des années une évolution de ces textes dans le sens d’une amélioration des conditions de travail des personnels et d’apprentissage des élèves. C’est d’ailleurs pour ces raisons que la CGT Éduc’action a présenté des amendements aux textes. Nous estimons que les textes présentés comportent, sur certains points, des avancées notables pour les personnels.

Nous actons positivement la hausse du nombre d’enseignants qui pourront bénéficier de décharges pondérées. De même, nous prenons acte positivement de la reconnaissance des missions d’enseignement des professeurs documentalistes dans le cadre de leur temps de service. Malheureusement, ces projets de textes ne comportent aucune avancée en termes de salaires ou en matière de réduction du temps de travail, alors que le salaire des enseignants, comme celui de tous les fonctionnaires, est gelé depuis juillet 2010.

Voir notre 4 pages

Voir notre communiqué national et le détail de ces projets

Il est temps de faire entendre un autre discours reprenant les valeurs de solidarité et de partage, de respect et de justice sociale, valeurs que défend la CGT. Nous devons nous faire entendre davantage et faire basculer le rapport de force. Le rapport de force passe aussi par une CGT plus grande, avec plus de syndiqués, de militants. C’est pourquoi l’UD de l’Ain et toute la CGT a décidé de faire une grande campagne de syndicalisation avec des spots radio qui  passeront du 7 au 25 avril 2014 ( Nostalgie, NRJ).Nous le savons, pour changer la « donne sociale », il nous faut changer la « donne syndicale ». Cela suppose de mobiliser nos forces militantes vers cette perspective.

Etre plus motivé aujourd’hui, c’est être plus fort demain…

I.VUILLET