web analytics

Edito d’avril

Publié par le 1 Avr, 2017

Le thème de l’école n’est pas, à proprement parlé, une priorité des candidats à l’élection présidentielle. Maintenant que les affaires qui ont pollué la campagne sont passées au second plan, les candidats ont pu égrener les mesures principales de leur programme.

Si les mesures pour lutter contre le chômage sont bien sûr en première ligne, les mesures autours de l’éducation et la formation, la lutte contre l’échec scolaire, la lutte contre les inégalités scolaires…sont reléguées au deuxième voire au troisième plan. Pourtant, quand on voit les événements qu’a connu le lycée Suger en Seine St Denis, on peut se dire que redonner du sens à l’Ecole n’est pas totalement absurde, que redonner à des jeunes la soif d’apprendre, d’être curieux et de partager avec d’autres jeunes, non décidément, rien n’est absurde dans tout cela et de surcroit quand ne cesse d’augmenter le nombre d’individus qui, après un parcours chaotique, sont exclus de notre société. Quand cette exclusion touche des jeunes de moins de 25 ans, on se dit qu’il y aurait des mesures à prendre pour éviter de laisser des jeunes sur le bord du chemin !

La menace pèse aussi pour l’enseignement professionnel avec des lycées professionnels qui ferment leur porte comme le LP Martin Luther King dans Lyon 9ème qui a le malheur de se trouver sur un secteur en pleine gentrification. De plus, certains candidats, au nom de la régionalisation de la carte de formation, évoque, à demi-mot, le transfert des personnels enseignants aux Régions

Le 21 mars, partout en France la CGT a participé aux printemps de l’industrie à la cité des Sciences de Paris. C’était l’occasion pour la CGT  de dénoncer l’absence d’une vraie politique industrielle et l’échec prévisible des mesures d’aides aux entreprises tels que le crédit d’impôt compétitivité emploi ou le crédit impôt recherche qu’il conviendrait de réorienter vers la régénération des sites industriels et la création d’emplois. La CGT a des propositions en matière de ré industrialisation et de création d’emploi dans de nouveaux secteurs comme dans les énergies renouvelables

Le 08 mars Cette journée a pris une ampleur inédite en s’enracinant à l’entreprise où l’on a enregistré 180 débrayages sur des lieux de travail à l’heure où les femmes cessent d’être payées. Cette journée a aussi été marquée par des milliers d’initiatives diverses (votations, port de brassard, débats, tractages, etc.). A Bourg, un rassemblement à l’appel de la CGT, de la FSU et du collectif féministe de l’Ain a été l’occasion de réitérer les revendications féministes.

Le 07 mars, ce sont les salariés de la Fonction Publique qui sont descendus dans la rue. Le Service hospitalier était très mobilisés et il y a de quoi tant la situation est critique et que les personnels hospitaliers craquent les uns après les autres.

Tout comme l’Ecole, l’Hôpital est malade du manque de moyens et de la gestion libérale qui le gangrène. Nos dirigeants n’ont décidément pas compris que les services publics n’étaient pas des entreprises et par là même n’ont pas pour vocation de faire des bénéfices. Quand nos dirigeants comprendront ils que le bien être des personnes, ça n’a pas de prix ?

 

Isabelle Vuillet