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Edito de décembre

Publié par le 2 Déc, 2017

La sélection à tous les étages c’est ce que l’on pourrait comprendre du projet de loi concernant l’accès à l’université. Présenté le 09 novembre au CSE, ce projet a, par ailleurs, reçu un avis défavorable des organisations présentes qui  se sont dites inquiètes sur la notion de sélection qui va s’opérer à l’entrée à l’université au travers de « pré-requis » de l’élève et de l’appréciation du conseil de classe. En résumé, l’élève sera accepté dans la filière de son choix en fonction de son profil.

Cette notion de sélection est une vielle recette de certains de nos dirigeants qui voudraient revenir à une époque où l’émancipation par l’éducation et l’instruction n’était réservées qu’à une élite.

La réforme du bac est annoncée avec des pistes, qui là encore, sont inquiétantes. Selon une dépêche de l’AEF, une part de contrôle continu serait introduite et des épreuves anticipées pourraient avoir lieu au milieu de l’année de terminale.

Nous serons vigilant.es à tout cela puisqu’à n’en pas douter, cette réforme est à mettre en lien avec le projet de loi à l’université.

Au-delà du secteur de l’Education, nous assistons à un recul social dans plusieurs domaines. Après avoir touché au code du travail, fragilisant les salrié.es et particulièrement ceux ou celles qui travaillent dans de petites structures, le gouvernement va s’attaquer à la protection sociale. Le système de retraite et la sécurité sociale sont clairement dans la ligne de mire. Le système par répartition, système héritée de l’après-guerre, est un système fondée sur l’égalité et la solidarité. Nul doute qu’il ne peut que déplaire à nos dirigeants et au Patronat. Et voilà qu’on reparle du système à point où chacun cotiserait pour sa propre retraite : l’individualisme à tout crin qui va résoudre tous les problèmes ! Il en est de même pour la sécurité sociale.

On voit bien que ce qui se joue là,c’ est la même partition depuis des années : parce que le Patronat n’a jamais digéré que les salarié.es uni.es parviennent à créer un système de protection sociale solidaire, il va chercher à le détruire.

La CGT ne laissera pas le Medef s’emparer de cette question sans broncher et compte bien amener un maximum de salariés dans son sillage.

IsabelleVuillet