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Edito de janvier

Publié par le 2 Jan, 2018

Un rapport sur les inégalités mondiales, paru en décembre et piloté par une  centaine de chercheurs, (le World Inequality Lab)  a montré que les inégalités mondiales ne se sont jamais aussi grassement portées et le rapport de préciser que les inégalités de revenus ont explosé un peu partout dans le monde, que la croissance profite essentiellement aux riches : Voilà qui met à mal la théorie « des premiers de cordés » !

La politique néo libérale menée tambours battants dans biens des pays et en France n’en finit pas de causer des dégâts sur l’autel de l’austérité avec l’argument qu’il n’y aurait pas d’autres choix. « There is no alternative » disait en son temps Margaret Thatcher.

Pourtant, des résistances s’opèrent face à ce rouleau compresseur libéral et face à la résignation, ces petites résistances qui posent des limites à l’inacceptable, au «  trop c’est trop ». Elles s’opèrent au quotidien à travers des luttes de citoyens ou  de salarié.es dans différents secteurs  et dans notre département, des mobilisations ont eu lieu ces dernières semaines :  

A Arkéma de Balan, les salarié.es ont voté la grève de 48 heures pour des augmentations de salaires, L’ADAPEI aussi, à la  fin du mois de novembre afin de lutter contre un management agressif ( et qui n’a plus rien d’associatif !!), à EDF où les salarié.es, et notamment ceux de la centrale du Bugey qui organisent « les jeudis de la colère » pour dénoncer l’ouverture au capitale d’EDF.

Coté mobilisations citoyennes, il y a eu des sursauts qui mettent l’humain en avant à l’instar de ce qui s’est produit à Villars les Dombes le 16 décembre. Alors que le Front National organisait une manifestation  pour dénoncer l’ouverture d’un foyer de demandeurs d’asiles dans la commune, les habitants de Villars s’organisaient pour une contre-manifestation montrant ainsi que la solidarité et la fraternité ne sont pas des valeurs obsolètes. Il s’agit du même combat qui s’est opéré au Lycée Bichat de Nantua quand plusieurs enseignant.es se sont mis.es en grève et mobilisé.es pour soutenir un jeune élève ALBESJAN SHABANI, dont la famille est menacée d’expulsion

Certains  politiques utilisent le prétexte de la crise pour nous faire passer la pilule de l’austérité et pour monter les salarié.es les uns contre les autres, ceux du privé contre ceux du public, les français.es contre les immigré.es…Montrons que nous avons une autre exigence, une exigence pour une société plus juste et plus solidaire, une société qui proposerait une école émancipatrice pour tous les jeunes et tous les salarié.es.

En attendant,  la CGT Educ’action de l’Ain  vous présente ses meilleurs vœux pour cette nouvelle année 2018.

Isabelle Vuillet