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Edito de mai

Publié par le 6 Mai, 2016

Toujours en action, le 12 mai!

Rassemblement devant la Mairie de Bourg en Bresse à 12H.

Depuis 2 mois déjà, des milliers de salariés et d’étudiants se sont mobilisés contre la loi travail. 15 000 manifestants à Lyon,  jusqu’à 3000 à Bourg en Bresse comme le 31 mars. Le 05 avril, le 09 avril et le 28 avril,  les initiatives et manifestations ont repris sans relâche. Ces chiffres montrent à quel point cette loi focalise le mécontentement : 70 % des personnes interrogées soutiennent ces mobilisations. Quoique dise le Medef, faciliter les licenciements, non seulement, accentue la précarité dans une période difficile, mais n’a jamais favorisé la baisse du chômage.

Le mécontentement et la colère ne sont pas du goût du gouvernement qui n’hésite pas à donner dans la répression policière et ce, sans aucun complexe.

Depuis le début de ce mouvement, il n’a eu de cesse de s’en prendre aux manifestants et aux organisations syndicales en procédant à des arrestations arbitraires. Ainsi, jeudi dernier deux militants syndicaux ont été placés en garde à vue : un syndicaliste de Sud-Rail et un sociologue, enseignant-chercheur à l’université Vincennes Saint-Denis (Paris 8) et syndiqué à la CGT, Nicolas Jounin. Tous les deux sont accusés d’avoir commis des violences contre les forces de l’ordre.  L’objectif est, de toute évidence, de serrer la vis face aux organisations syndicales afin de museler toute velléité contestataire.

Durant la semaine du 20 avril, la CGT a tenu son 51ème congrès. Plusieurs militants de l’Ain étaient présents et ont pu constater à travers les interventions des différents délégués que les militants restent à la pointe de la contestation sur ce projet là. Un appel a été lancé à l’adresse de toutes les organisations pour amplifier le mouvement en tenant des assemblées générales partout où c’est possible. Il s’agit là d’exiger le retrait une fois pour toute de ce projet de loi.

Dans notre secteur, il faut noter l’annonce positive du gouvernement d’attribuer une augmentation de l’ISAE  de 800 euros aux enseignants du 1er degré. Celle-ci passera de 400 à 1 200 € par an dès la rentrée de septembre 2016. Cette annonce confirme que l’heure est à la tentative de rachat de la part d’un gouvernement qui a malmené les personnels de l’Éducation nationale depuis 4 ans. Pourtant, rappelons quand même que les enseignants français, en général, ont des salaires en moyenne plus faibles que la moyenne des pays de l’OCDE. Il y a encore du chemin à faire à ce niveau là pour être pleinement satisfait !

Isabelle Vuillet