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Edito de mars/avril

Publié par le 10 Mar, 2019

Les lycées voient la mise en place de la réforme et le moins que l’on puisse dire c’est que les collègues réalisent les dégâts sur les conditions de travail, sur le tri et sur la précocité de l’orientation qu’elle va infliger aux élèves.

Dans la voie professionnelle, les collègues sont sous l’effet de sidération tant le Ministre avance vite. Les réunions institutionnelles dans les établissements se multiplient avec l’arrière pensée de convaincre les enseignant.es  de la justesse de cette réforme.

Une journée nationale de mobilisation pour les personnels AESH a été organisée le 06 février. Les rassemblements devant le Rectorat de Lyon et devant la DSDEN de l’Ain ont été l’occasion pour ce personnel de faire entendre leurs revendications. Même si l’indemnité de la CSG a été restaurée, on est encore loin du compte tant ce personnel reste précaire et  la CGT Éduc’action sera à leur côté aussi longtemps qu’il le faudra.

Les lycéen·nes, quant à eux ou elles avaient commencé une mobilisation en décembre. Au vu de la violence de la répression, le gouvernement a réussi à calmer leurs ardeurs rebelles.  L’accalmie peut aussi être de courte durée et la fronde anti réformes Blanquer reprendre rapidement.

Et les sujets ne manquent pas avec le projet de Loi sur l’École de la confiance: un méli-mélo législatif mais dont  certains articles sont scandaleux ( lire notre communiqué sur le site national de la CGT Educ’action).

Ce gouvernement, c’est aussi la continuité des restrictions budgétaires à tous les étages et les services publics sont touchés de plein fouet avec des fermetures dans tous les secteurs ce qui accentue plus largement encore la fracture territoriale.

Dans notre département, les fermetures programmées de gares SNCF ou de dessertes en sont le triste exemple.

Que ce soit la fermeture de la gare de Miribel, la suppression de dessertes à Tenay ou Culoz, la fermeture de la ligne Oyonnax St Claude…Les questions budgétaires priment sur le bien être des citoyen.es et sur l’environnement.

Concernant la fermeture programmée de la Trésorerie de Meximieux, c’est la mobilisation de tout un canton qui a fini par payer. Celle de Miribel est la prochaine sur la liste. Là encore, le gouvernement n’a que faire des citoyen.nes qui ne maîtrisent pas l’outil informatique et pour qui un tel service public de proximité est   primordial.

La CGT reste attachée à maintenir un service public de qualité garant de l’égalité entre toutes et tous. L’éducation fait partie, bien sûr, de la construction d’une société plus juste et plus épanouissante.  A nous de nous opposer à ces réformes et de proposer un autre projet d’École!

Isabelle Vuillet