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Edito de septembre

Publié par le 29 Août, 2017

Loi Travail, contrats aidés, baisse des APL : le gouvernement affiche sa feuille de route libérale!

Lors de son déplacement en Roumanie le 24 août, Emmanuel Macron a déclaré « Les français détestent les réformes… ». Cette petite phrase prononcée sur un ton condescendant en a agacé plus d’un. Les français n’ont jamais été contre les réformes mais seulement celles qui vont à l’encontre de leurs intérêts. Et c’est le cas avec celle notamment sur le code du Travail.

La CGT et plusieurs organisations politiques ont appelé à se mobiliser dès le 12 septembre 2017 pour dénoncer, entre autre, le projet de la Loi Travail du gouvernement Macron. La CGT a largement communiqué sur la loi Travail précédente et ses conséquences. Cette nouvelle version n’est que la continuité et nous n’avons pas changé de point de vue. Si nous avons critiqué le fond, la forme est tout à fait discutable. En effet, la loi sur ordonnance montre comment le gouvernement Macron veut aller loin sur la question en négligeant toute forme de débat. Le mépris pour l’opinion du peuple semble être une marque de fabrique du président, une sorte de « mépris jupitérien ».

Le mépris pour les « gens de rien »

Après avoir traité d’illettrées les ouvrières du Gad, alors qu’il était encore ministre, critiqué le T shirt d’un gréviste lors de la mobilisation contre la loi Travail, le président Macron a «  récidivé », fin juin, lors d’une inauguration d’un campus de start up en opposant » les gens de rien et les gens de bien. »

De plus, en introduisant la baisse de 5 euros des allocations des APL, le gouvernement Macron a décidé de toucher à une aide pourtant nécessaire à des étudiant·e·s modestes. Faisant cela, il a déclenché une levée de bouclier. Et tant mieux! Oui, « les gens de rien » ne peuvent pas tout accepter indéfiniment !!

La cour des comptes a préconisé des économies drastiques et notamment en direction de la Fonction publique : gel de la valeur du point d’indice, non remplacement de deux tiers des départs en retraite, baisse du nombre de promotion et frein des déroulement de carrière. En un mot, il faudra que la salariés se serrent la ceinture : Le ton est donné, le choix de société est acté.

Les contrats aidés au régime sec

Les contrats aidés sont  dans la ligne de mire au niveau économie.  La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, qui ne cache pas considérer les contrats aidés comme « coûteux » et « inefficaces », a décidé de baisser drastiquement leur nombre pour le second semestre 2017. Dans l’Education Nationale, cette annonce inquiète. Dans les académies, les instructions commencent à trouver leur application : dans les Bouches-du-Rhône, le Var, la Gironde ou encore le Cher, les rectorats ont déjà mis en œuvre une directive du ministère du Travail leur demandant de suspendre tout renouvellement et tout nouveau recrutement. Pourtant, les salariés qui sont sous ces contrats effectuent des missions, tant d’accompagnement des élèves en situation de handicap que d’aide administrative. Ces contrats correspondent, pourtant à des vrais postes de service.

La rentrée façon Blanquer

Dans notre secteur, toujours,  le décret sur les rythmes scolaires a été publié. Dans le Rhône 95 communes ont décidé de repasser à la semaine des 4 jours, dans l’Ain, elles sont 97 a avoir opté sur ce rythme. Même si nous n’avons jamais approuvé la réforme des rythmes de Peillon, nous n’approuvons pas ce décret dans la mesure où, en laissant le choix à chaque commune,  il accentue la « territorialisation ».

Concernant le collège, le gouvernement a adopté la même méthode en laissant une grande autonomie à chaque établissement d’opter ou non au retour à certaines options ( classes bi-langues, sections euro…). Là encore, l’autonomie des établissements n’est pas la solution puisqu’on instaure un collège à deux vitesses. Ce n’est pas la meilleure manière d’améliorer la situation scolaire de certains élèves.

Pour toutes ces raisons, la CGT Educ’action pense qu’il n’est pas possible de laisser ce gouvernement aller dans cette voie là, une voie qui divise la société, qui divise les Français. Il ne peut y avoir une France qui gagne et qui serait favorisée quand l’autre est laissée sur le bas côté.

Isabelle Vuillet

 

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Soyons nombreux à dire NON à la régression sociale. Notre vie de salariés n’appartient pas aux employeurs, c’est à nous de faire le choix de pouvoir vivre de notre travail, sans être menacés, intimidés, sans subir le chantage à l’emploi…

Parce qu’on le vaut bien, Revendiquons le pouvoir de vivre et de travailler dignement…………………
Tout simplement.

LE 12 SEPTEMBRE 2017 GRANDE JOURNÉE DE MOBILISATION toutes et tous en grève

Manifestation à BOURG EN BRESSE 14H CHAMP DE FOIRE