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Edito de septembre

Publié par le 26 Août, 2019

La CGT Educ’action vous souhaite une bonne rentrée!

L’année scolaire passée a été bousculée par de nombreuses turbulences. Les réformes du lycée et de la voie professionnelle ont focalisé dans un premier temps le mécontentement des collègues. Ces réformes, les personnels l’ont bien compris, n’amélioreront en rien la réussite des élèves : elles ne feront qu’augmenter le tri social. Ce n’est pas la vision de l’École que nous défendons c’est pourquoi nous avons soutenu tous les mouvements et actions qui allaient dans le sens de la lutte contre ces réformes rétrogrades.

La Loi Blanquer, la bien mal nommée loi sur l’École de la Confiance, a suscité de la méfiance chez bon nombre de collègues.

Malgré la suppression de l’article instaurant les EPSF, cette loi reste dangereuse pour le métier et les missions que nous sommes censé·es exercer. Cette loi, ces réformes ont été votées et seront mises en place dès la rentrée. Cela signifie t-il que nous avons perdu? Pour la CGT Éduc’action la réponse est non! Le ministre est fragilisé : on ne sort pas indemne d’une telle turbulence.

D’autant plus que de nombreux collèges de l’Ain, comme les collèges Lucie Aubrac, Léon Comas et d’autres se sont mobilisés et le restent en cette rentrée. (voir l’article en p 3 et 4). L’automne s’annonce revendicatif dans tous les secteurs et surtout ceux dans la Fonction publique.

En effet, la loi de la Fonction publique est un recul historique pour bien des agent.es aussi bien en terme de statut (augmentation du nombre des contractuel·les, fragilisation statutaire…) que de démocratie sociale (suppression de nombreux rôles des commissions paritaires).

L’autre réforme profonde qui va bousculer la Fonction publique, c’est la réforme des retraites. Même si la réforme n’est pas encore complètement définie, on peut en déduire d’après le rapport Delevoye, qu’elle impactera, en tout premier lieu, les fonctionnaires (la pension sera basée sur les 25 dernières années au lieu des six derniers mois actuellement) et plus particulièrement les enseignant·es puisque les primes seront prises en compte dans le calcul des pensions. Or, les personnels enseignants sont ceux qui touchent le moins de primes dans la Fonction publique d’État. Sans compter que l’âge de départ reculerait de 2 ans pour éviter un malus trop important.

On le voit bien: tout ce qui est à l’horizon dans l’Éducation nationale représente des reculs sociaux historiques que la CGT Éduc’action refuse et continuera de refuser avec l’ensemble des personnels mobilisés!

Isabelle Vuillet