web analytics

Edito de septembre

Publié par le 27 Août, 2016

L’été a été marqué par l’horreur terroriste. Face à ces actes, en adoptant la surenchère dans la stigmatisation, la réponse politique n’a pas été à la hauteur. Cette surenchère amène certains politiciens à tenir des propos ou propositions radicaux afin de séduire potentiellement un électorat tenté par le vote FN. Que n’a-t-on point entendu, cet été, sur le port du « burkini » ? Si cette tenue symbolise l’oppression des femmes, l’interdire purement et simplement n’est pas la mesure adéquate surtout quand elle est accompagnée de propos qui stigmatisent une communauté et une religion. De plus, cet épiphénomène détourne l’attention des média sur les vrais problèmes de notre société.

La loi travail a été promulguée pendant les congés de l’été sans jamais avoir été votée : le gouvernement l’a imposée à coup de 49.3 et ce, à trois reprises. Pourtant, cette loi a été rejetée massivement. Ce rejet a donné lieu à de nombreuses manifestations et à de nouvelles formes de mobilisations inédites comme Nuit Debout.

CGT septembre2016

Le gouvernement a fait fausse route dès le départ, tentant de minimiser l’ampleur des rassemblements, faisant preuve d’un autoritarisme insupportable, instrumentalisant le maintien de l’ordre et de la politique antiterroriste, il a aussi tenté d’interdire des manifestations à plusieurs reprises. Pourtant, la mobilisation n’a pas faibli et ce jusqu’au 05 juillet car les salariés ne sont pas dupes : ils ont compris que cette loi allait lourdement détériorer leur carrière et conditions de travail.

Depuis le début, La CGT a été particulièrement stigmatisée par Manuel Vall, relayé par une campagne médiatique  sans précédent excessivement négative. Qu’à cela ne tienne ! Elle reste, avant tout,  soucieuse du bien-être au travail et  continuera de s’opposer à cette loi. Il faut 127 décrets d’application pour que la loi entre en vigueur, l’enjeu est de la rendre inapplicable, d’en obtenir l’abrogation Comme la CGT l’a déjà annoncé, avec l’intersyndicale, elle va poursuivre les actions, notamment dès le 15 septembre prochain.

 

Concernant notre secteur, bien que le gouvernement ait tenté, par une cour effrénée, de séduire, de nouveau, l’électorat enseignant, les personnels ne doivent pas être dupes. La rentrée se fera avec la nouvelle réforme du collège. Là encore, le gouvernement, malgré un rejet par la majorité des enseignants,  l’a imposée sans aucune forme de dialogue. Tout comme la réforme des rythmes scolaires, cette réforme va entraîner non seulement une détérioration des conditions de travail pour le personnel mais, sans moyen conséquent, passe à côté de son objectif : faire réussir davantage les élèves.

La CGT Éduc’action appelle les personnels de l’Éducation à se mobiliser par la grève et les manifestations dès le 8 septembre contre les « réformes » qui dégradent le service public et les conditions de travail puis le 15 septembre avec la journée d’action interprofessionnelle.

Restons déterminé-e-s à construire la convergence des luttes afin que, tous ensemble, soyons écouté-e-s et entendu-e-s!  

                                                                                                                                                                     Isabelle Vuillet