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Edito d’octobre

Publié par le 2 Oct, 2016

Alors que le débat politique se déchaine autour  du thème de la sécurité, avec en toile de fond le FN en chef d’orchestre, alors que les débats de la campagne électorale sont encore descendus d’un cran avec la référence aux Gaulois, les chiffres du chômage repartent à la hausse de plus belle.

Alors même que l’’emploi est au cœur des préoccupations des Français,  de grands groupes industriels ont annoncé la fermeture de certains de leur site avec, à la clé, des centaines de salariés licenciés. La menace de suppressions d’emplois pèse sur Alstom et a ému bien au-delà de la région de Belfort. Notre département est, lui aussi,  durement touché par ce genre d’ annonces puisque les sites de  Philips à Miribel, ABB à Montluel, Solustil à Dagneux  sont concernés par des fermetures avec, hélas, à la clé, des centaines d’emplois supprimés.

Pourtant ces grands groupes ont accepté, avec grâce, de toucher toutes les aides fiscales  votées  depuis 2012 avec le pacte de compétitivité ( CICE, CIR etc…),  Et pour quels résultats ? La CGT a toujours refusé de signer ces accords les jugeant comme autant de chèques en blanc versés au patronat sans aucune contrepartie.

Sur le front social encore, le 27 septembre,  16 salariés d’Air France étaient convoqués au tribunal de Grande Instance de Bobigny. Durant le réquisitoire, le procureur a qualifié ces salariés de « hordes sauvages » Le 19 octobre, jour du procès en appel des Goodyear, sera une nouvelle date de forte mobilisation sur tout le territoire. Une grande manifestation était organisée afin de soutenir nos camarades et défendre les libertés syndicales. C’est primordial dans le contexte actuel où la CGT est ouvertement pris à parti par le pouvoir. Pourtant, militer syndicalement pour défendre ses droits n’est pas un crime, il faut que le gouvernement s’en souvienne !

Dans notre secteur, les collègues découvrent toutes les vicissitudes de la réforme du collège : effectifs des classes plus élevés (suppression des dédoublements), emploi du temps dégradé à cause des « barrettes », augmentation du nombre de classes en charge pour les collègues de langue….quand ce n’est pas des collègues qui se retrouvent en sous service et obligés d’effectuer un complément de service.

Cette rentrée est marquée par le recours à des non titulaires dans le 1er degré. Si cette pratique est devenue habituelle pour le 2nd degré, seules quelques académies y avaient recours pour le 1er degré et de manière tout à fait marginale. Cette année, l’académie de Lyon fait partie de celles qui ont préféré avoir recours à des non titulaires que de recruter sur liste complémentaire.

Les salariés ont prouvé, depuis le printemps qu’ils ne sont plus prêts à accepter des décisions qui pourraient détériorer leurs conditions de travail. En se mobilisant massivement contre la Loi Travail, ils ont fait trembler le gouvernement et toute sa clique. Alors c’est possible de refuser cette précarité ambiante. La précarité n’est une fatalité!

Isabelle Vuillet