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Edito du 16 avril

Publié par le 15 Avr, 2015

La manifestation interprofessionnelle à l’appel de FO, la FSU,  Solidaire et la CGT a été un succès. En effet, plus de 300 000 salariés actifs, jeunes, retraités et privés d’emploi se sont retrouvés dans les 86 rassemblements et manifestations organisés partout en France. A Bourg, la manifestation a rassemblé environ 800 personnes avec quelques entreprises privées représentées dont Renault Trucks ( rappelons que 2 camarades de la CGT sont menacés de licenciement pour avoir accepté d’être interviewés dans « Spécial Investigation » sur Canal Plus qui traitait du « Lean Manufacturing»).  Les manifestants, ce jour-là, ont clairement affiché leur désaccord profond avec la politique d’austérité qui est menée par le gouvernement avec son corollaire de réformes qui sont au mieux inefficaces au pire antisociales.

Cette politique de l’austérité à tous les étages a eu, sans nul doute, des conséquences sur les résultats aux élections départementales, résultats marqués par un taux d’abstention très élevé qui montre que beaucoup d’électeurs qui votaient traditionnellement à gauche, déçus par ce gouvernement, n’ont pas fait le déplacement.

Surfant sur le mécontentement, le FN a fait des scores qui sont inquiétants. Pourtant lorsque le FN parle « social et intérêt du peuple », ce n’est qu’une imposture pour capter le soutien de celles  et  ceux  qui auront  encore  plus à  perdre  à  avoir  comme  un parti comme le FN qui n’a jamais été, dans l’Histoire, du côté des salariés encore moins des salariés précaires.

Pour la CGT, les réponses aux besoins sociaux des salarié-e-s, privé-e-s d’emploi et retraité-e-s sont au cœur des solutions pour mettre fin aux idées d’extrême droite. Cela passe par une autre répartition des richesses. Les dividendes versés aux actionnaires des grandes entreprises n’ont jamais été aussi élevés et n’apportent rien sur le plan économique. La financiarisation de notre économie produit des effets dévastateurs sur l’emploi et la croissance.

Dans l’Education Nationale, la réforme du collège occupe les esprits. Considéré comme le maillon faible du système éducatif français, le collège n’a jamais pu répondre à la difficulté scolaire qui touche, en priorité, les enfants issus des classes populaires. Cette réforme ne va, en aucun cas, apporter une réponse à ces élèves-là : ce n’est pas parce qu’on va globaliser des horaires de disciplines différentes, à travers les EPI par exemple, qu’on va donner davantage de sens à ces disciplines. De plus, le renforcement de l’autonomie des établissements est source de grande inquiétude pour notre syndicat. Lire le tract sur la réforme.

En enseignement professionnel, le gouvernement a rendu sa copie sur les nouvelles indemnités liées au CCF qui pénalisera un certain nombre de collègues Voir tract

Nous attendons un tournant dans la politique qui est menée actuellement que ce soit dans le secteur de l’Education ou dans d’autres secteurs. Ce n’est pas les déclarations de Manuel Valls au lendemain des élections qui vont nous rassurer !

isabelle vuillet