web analytics

Edito du 20 juin 2014

Publié par le 19 Juin, 2014

Foot, intermittents, cheminots : quand l’actu n’est  montrée qu’à travers la lorgnette de certains médias

Depuis quelques jours, les médias sont tournés du côté du Brésil, coupe du Monde de football oblige !! Il faut préciser qu’en amont de cette coupe du monde, les conditions de travail et la qualité de l’emploi ont été préservées et ce, grâce au syndicat brésilien, le CUT. Malgré tout, des expulsions d’habitants de favelas n’ont pu être évitées. Même si le football est un sport populaire, la CGT dénonce et continuera de refuser (n’en déplaise à M. Platini) que des pratiques antisociales soient pratiquées, que des citoyens qui manifestent soient réprimés fut-ce au nom du football.

Même si le foot occupe une large place, les médias n’oublient pas pour autant les deux conflits sociaux du moment : le conflit des intermittents et des cheminots. La valse des critiques sur ces deux catégories de salariés est continue et féroce  dans la majorité des médias : aucun espace ou presque pour leur donner la parole afin qu’ils expliquent les raisons de leur mobilisation. Comment penser qu’un cheminot qui en est à son 8ème jour de grève (avec la perte de salaire que cela engendre !!) puisse faire grève juste pour le plaisir « de prendre en otage » les usagers?. Comment penser qu’un intermittent, pour qui les festivals sont une aubaine professionnelle, décide de se mobiliser « juste pour gêner les festivaliers » ? Soyons sérieux !! Pour nous, militants syndicaux,… il est facile de comprendre la légitimité de leur mobilisation puisque nous militons aux côtés de ces salariés. Nous invitons tous les collègues à s’y intéresser en lisant le tract des cheminots envers les usagers et à regarder la vidéo du secrétaire CGT spectacle qui explique clairement la situation des intermittents.

Dans ce contexte, notons la victoire des salariés de l’entreprise Fralib qui ont obtenu gain de cause après 1336 jours de mobilisation. Ils obtiendront de la multinationale Uni lever la somme de plus de 19 millions d’euros afin de monter leur Scop. Oui, la lutte peut payer !

Dans notre secteur, la première période des mutations touche à sa fin avec son lot de joie mais aussi de déception. Dans le 2nd degré, avec des postes à temps complet bloqués par des stagiaires, la mobilité devient très difficile. Ajoutons à cela des postes à profil, des postes éclairs dont l’attribution est complètement opaque. C’est ce que nous avons dénoncé à la CAPA du 17 juin. Dans le 1er degré, s’il est encore possible de muter à l’intérieur du département, il est extrêmement difficile d’en sortir, le département de l’Ain étant un département déficitaire et cette année encore, nombre de nos collègues du 1er degré n’ont pas pu être mutés à l’extérieur de l’Ain.

Les épreuves des examens se terminent et pour le brevet des collèges, cela  pourrait-être la dernière fois. En effet,  le Conseil supérieur des programmes a rendu public ses préconisations le 10 juin et certains de ses membres parlent tout simplement de  supprimer cet examen La CGT, depuis longtemps, réclame une mise à plat des différentes évaluations, mise à plat qui irait bien au-delà de la suppression ou non du DNB, comme nous l’avons déclaré au lendemain des préconisations du CSE

Isabelle Vuillet