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Edito du 20 septembre

Publié par le 21 Sep, 2014

DE CONFÉRENCES SOCIALES EN CONFÉRENCES DE PRESSE…MAIS TOUJOURS PAS DE RÉPONSE POUR LES SALARIES

Le gouvernement, avec Manuel Valls à sa tête, assume pleinement sa politique libérale et le Medef ne s’y est d’ailleurs pas trompé puisque, par la voix de Pierre Gattaz, il avance des pistes anti- sociales sans aucun complexe : suppression de jours fériés, fin des 35 heures…Il est en cela rejoint par le nouveau Ministre de l’économie, Emmanuel Macron qui s’est déclaré favorable au fait d’autoriser les entreprises et les branches à déroger aux 35 heures.

Dans notre département, coté économie, c’est la situation de la CIAT du site de CULOZ qui est préoccupante. En effet, l’entreprise serait sur le point d’être rachetée par UTC, un groupe américain spécialiste de la climatisation. Ce groupe a, bien sûr, marqué son engagement à maintenir l’activité sur le site de CULOZ, avec maintien de l’emploi

 

Pourtant la CGT de la CIAT ne peut s’empêcher d’être inquiète sur ce futur rachat et pour l’avenir du site de CULOZ et de ses 1200 salariés. En effet, on ne peut que rapprocher cette future activité de climatisation avec celle de CARRIER de MONTLUEL qui fait partie aussi du groupe UTC et qui est le spécialiste de la climatisation dans la Région. Alors y aura t‘il entre les 2 entités un transfert d’activité ? Des suppressions d’emplois dans l’un ou l’autre des sites du fait d’une concurrence d’activité et non d’une complémentarité ? Ces questions restent entières !

Dans notre secteur de l’Education, après la nomination de Najat Vallaud-Belkacem, au poste de ministre de l’Éducation nationale à la  suite du départ de Benoît Hamon, la CGT Educ’action attend, entre autre, que la ministre mette en œuvre la politique d’égalité femmes/hommes qu’elle prônait dans son précédent ministère.

La question des rythmes, réforme étendue à toutes les communes depuis la rentrée, s’avère un fiasco. Loin de soutenir des maires UMP qui ont tout fait pour que cette réforme se passe dans des conditions épouvantables, comme à Marseille, la CGT Educ’action, mais aussi la fédération CGT des territoriaux, se sont mobilisés contre cette réforme sur des bases sociales (conditions de travail des agents) et pédagogiques.

Là encore, la ministre a refusé de revoir la copie. Pire encore, face aux difficultés pratiques rencontrées par les élus, la nouvelle ministre à donner un bien mauvais signal en demandant aux préfets de veiller à la bonne application de la loi, au lieu d’engager des discussions pour une autre réforme.

Mais que peut-on espérer d’un gouvernement qui s’obstine dans une voie qui offre tout au patronat au détriment des salariés, des retraités et des privés d’emploi ?

Nous allons dans les prochaines semaines, construire une journée de mobilisation, le 16 octobre, pour défendre notre protection sociale, autre attaque contre les salariés. Nous espérons que cette journée sera l’occasion de dire stop au démantèlement d’une protection sociale héritée du CNR et stop à une politique d’austérité qui a montré son échec dans toute l’Europe.

Isabelle Vuillet