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Edito du 24 octobre

Publié par le 21 Oct, 2014

A QUAND DES PERSPECTIVES RÉJOUISSANTES?

A la mi-octobre, les principales places boursières accusaient une baisse jugée préoccupante par les observateurs économiques. Allait-on vers une nouvelle crise financière ? Pourtant, les semaines précédentes, les places boursières montraient une envolée presque spectaculaire. Cette économie virtuelle n’a, décidemment, rien de commun avec l’économie réelle qui impacte directement les salariés.

Concernant l’emploi, la courbe ne s’inverse toujours pas. Quelques chiffres en Rhône-Alpes: il y a 476 245 privés d’emploi soit une augmentation de 5,2% par rapport à l’an passé. Les plans sociaux de ces derniers mois n’ont guère fait fléchir cette courbe.

« Plans sociaux » c’est aussi la crainte sur le site de la CIAT à CULOZ ( voir édito précédent) . Mercredi 1er octobre quelques 250 salariés ont répondu présent à l’Assemblée Générale proposée par la CGT et la CFDT. Inquiétude, a été le maitre mot de cette soirée. Comment ne pas être inquiets pour l’emploi alors qu’il persiste un manque de transparence sur ce dossier depuis le début, ainsi qu’un dialogue social réduit à sa plus simple expression qui consiste à  mettre les élus devant le fait accompli. Le  savoir-faire des salariés de la CIAT est reconnu. C’est cela, que les américains sont venus chercher à travers les brevets qui seront déposés fin décembre alors que la vente est annoncée pour novembre. La filière aéraulique qui traite notamment de la qualité de l’air, est un véritable enjeu industriel national. Ces brevets représentent  des solutions technologiques innovantes mises au point dans le cadre de projets de recherche qui ont fait l’objet de financements publics. La CGT doit rester très vigilante sur ce dossier, car une  fois de plus, c’est l’emploi industriel  qui est  en danger et  qui remet en cause  le développement durable de nos bassins de vie et de territoires.

Dans notre secteur, la nouvelle ministre s’est montrée inflexible sur la mise en place des rythmes scolaires qui, pourtant, s’avère un fiasco dans certaines communes. Même si l’on peut déplorer la mauvaise volonté de certains maires UMP à mettre en place la réforme, mettant en difficulté les familles (comme à Marseille, par exemple), celle ci continue d’être largement critiquée par les enseignants, par les parents et par les fonctionnaires territoriaux qui interviennent dans les écoles.

Pour autant, il ne faut pas se laisser aller à la morosité ambiante car des solutions il y en a ! La CGT, quand elle dénonce des réformes, quelque soit le gouvernement en place, avance des propositions. Rien n’est fatalité: il s’agit de choix de société !! C’est en votant CGT, aux élections professionnelles, que vous nous aiderez à peser sur ces choix.

I. Vuillet