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Edito de février

Publié par le 31 Jan, 2016

Un Ministère de l’Education atteint de surdité, un patronat assisté, des syndicalistes stigmatisés…Il est temps d’exiger une autre voie!!

La journée de grève et de manifestation du 26 janvier a été une réussite : des milliers de fonctionnaires dans les villes de France se sont mobilisés pour exiger une hausse de salaire : la plus forte mobilisation depuis l’élection de François Hollande. Contre la réforme du collège, les enseignants ont formé le gros du cortège. Après huit mois de mobilisation, la grève nationale est de nouveau majoritaire dans les collèges, et s’est traduite par des taux de grévistes en augmentation dans de nombreuses académies. Dans notre département, le taux de grévistes dans les collèges a atteint 60% avec des pointes de 90% dans certains collèges comme celui de la Dombes ou du Renon. Fort de ce succès, l’intersyndicale nationale de l’Education s’est réunie le soir même afin de discuter de la poursuite. Une autre journée est d’ores et déjà prévue en mars.

Entre temps, réunis en AG, les manifestants de l’Ain et leurs organisations syndicales ( FSU, Sud et CGT Educ) ont décidé d’un rassemblement le mercredi 10 février en fin d’après-midi devant la préfecture

Non à l’Etat d’urgence!

Coté social, la CGT est toujours sur le pont. Nous avons signé l’appel «  Etat d’urgence, nous ne céderons pas ». Le 30 janvier des rassemblements étaient organisés dans toutes les villes de France. A Bourg en Bresse et à Lyon, plusieurs manifestants ont répondu présents afin de dire non au projet de déchéance de nationalité et non à une démocratie sous état d’urgence. La posture du «  tout sécuritaire » campée par le gouvernement, n’est en rien efficace contre la violence terroriste mais est, surtout,  un moyen de museler les libertés et, en particulier, les libertés syndicales.

Les syndicalistes de Good Year ne sont pas des criminels

Cette liberté syndicale, nos camarades de Good Year l’ont payé cher. Alors que l’entreprise avait retiré sa plainte, le gouvernement a choisi d’utiliser la justice pour envoyer un message de fermeté contre celles et ceux qui seraient tentés de s’opposer ouvertement à la logique financière des grands groupes industriels. La CGT ne cèdera pas à l’intimidation et organise le 4 février une journée de mobilisation pour porter les revendications des salariés en matière de libertés individuelles et collectives et de droit syndical.

Un patronat assisté

40 milliards de cadeaux aux entreprises sans aucune création d’emplois, c’est le bilan des diverses lois votés depuis 3 ans en faveur, soit disant, de la résorption du chômage. Pourtant avec  6,5 millions de privés d’emplois toutes catégories confondues, soit plus de 1,2 millions de plus qu’en 2012, force est de constater que cette politique ne sert en rien les salariés mais plutôt les intérêts d’un patronat assisté et sous perfusion d‘exonérations diverses. Et pour quel résultat ? Louis Gattaz s’est évertué à vendre la fin du CDI, à prôner la simplification du contrat de travail, à fustiger un « coût du travail » trop élevé…Et bien, le gouvernement à coup de pacte de responsabilité, de mise en place d’un plafond maximum de condamnation de l’employeur en cas de licenciement abusif, a choisi son camp. Pourtant, pour créer des emplois, il y a urgence à changer de politique, une politique capable de relancer la croissance par une relance de la consommation et de l’investissement. Ce n’est pour l’instant la voie empruntée.

Isabelle Vuillet