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Edito février/mars

Publié par le 18 Fév, 2018

La Fonction Publique et ses agent.es sont depuis longtemps dans la ligne de mire de tous les économistes libéraux : trop coûteux, trop « budgetivores », pas rentables, peu productifs. Au nom de tout cela, la Fonction Publique a eu à essuyer des coupes budgétaires successives dans tous les services. Le manque d’effectifs et de moyens produisent un véritable malaise professionnel dans tous les secteurs. La rentabilité qu’on assène aux agent.es est souvent incompatible avec leur missions et les mènent au bord de l’épuisement. Les mobilisations se succèdent et la colère gronde partout sur tout le territoire.

Les agent.es travaillant dans les EPADH ont fait grève massivement le 30 janvier. A Meximieux et Oyonnax, les agent.es ont répondu présents majoritairement avec comme leitmotiv  «  On n’en peut plus ».

Le gouvernement est ébranlé, peu à peu, par ces mobilisations d’autant plus qu’avec le projet de CAP 2022 il s’apprête à frapper encore plus fort et prévoit la suppression de 120 000 postes de fonctionnaires.

Dans notre secteur, les DHG qui sont tombées en début d’année ont été, dans certains établissements, catastrophiques. S’ajoute à cela, la réforme du bac qui va entrainer une totale réorganisation des cours au lycée détériorant considérablement les conditions de travail. Dans son sillon, la réforme de la voie pro. se profile. Le rapport Brunet laisse présager une dotation budgétaire bien supérieure vers l’apprentissage au détriment des lycées professionnels avec en toile de fond le développement de la mixité des publics.

Pour toutes ces raisons, la journée du 22 mars sera une journée de forte mobilisation : salaire en berne, retour de la journée de carence, détérioration des conditions de travail au fil des réformes avec en prime la mission de service public mise littéralement à mal. Dans l’enseignement, c’est très net. Les deux réformes à venir en lycée et lycée pro. sont discriminantes socialement, dans leurs visées.

Parce que les agent.es ont la volonté de servir au mieux leurs concitoyens, ils revendiqueront le 22 mars dans la rue, la défense de leur statut et du service public.

                                                                                                                                                                                                                                 Isabelle Vuillet