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Edito juillet/aout

Publié par le 28 Juin, 2017

Alors que le thermomètre s’est emballé et les températures sont grimpées de manière vertigineuses, les conditions de travail se sont, par conséquent, fortement dégradées. Qui des équipes enseignantes peuvent se targuer d’avoir des salles climatisées ? Qui des personnels administratifs peuvent revendiquer de travailler dans des bureaux climatisés ? Si dans les entreprises, les délégués du personnel sont là pour veiller au respect de la loi en matière de température au travail, peu de collègues, dans notre secteur, connaissent les  droits en la matière. Pour autant, ils existent et nous avons envoyé à tous nos syndiqués des rappels juridiques nécessaires

Comptant sur la torpeur estivale qui ralentirait toute velléité revendicative, le Ministre Blanquer a publié un nouvel arrêté sur les rythmes scolaires et sur la réforme du collège. . Nous nous sommes largement exprimés pour critiquer la réforme Peillon sur les rythmes ainsi que sur  la réforme du collège. Si ces nouveaux arrêtés prônent le retour à l’existant, il met surtout en avant l’autonomie des établissements pour l’arrêté sur le collège et l’inégalité territoriale pour l’arrêté sur les rythmes.

Le 23 juin des rassemblements étaient organisés dans les différents départements, y compris le nôtre, à l’appel de la CGT, Sniupp, FO et Sud. Il s’agissait de se mobiliser aussi sur le dispositif des CP à 12, vaste enfumage quand il n’est pas suivi de créations de moyens supplémentaires. Si le personnel nécessaire est pris au détriment des autres écoles ou des autres classes, cette mesure s’apparente à un beau discours qui, en outre, sera particulièrement difficile à mettre en place. Les réponses aux mobilisations n’ont pas été à la hauteur. Sur Lyon, par exemple, environ 300 personnes devant la DSDEN. Les écoles de Vénissieux et Vaulx en Velin très mobilisées. La réponse du DASEN c’est en gros « on est conscient du problème mais pas moyen de faire autrement ». D’où la nécessité d’une mobilisation nationale à la rentrée. La CGT Educ’action travaille en ce sens avec d’autres organisations.

Sur le plan social, les révélations, par le Parisien et Libération sur les pistes cachées concernant la réforme du droit du travail ont failli mettre à mal le trio de choc «  Philippe-Pénicaud- Macron ».

Se croyant tout puissant, le trio avait concocté un projet taillé sur mesure pour le Medef. Mal lui en a pris quand les révélations du Parisien et de libération ont enflammé les réseaux sociaux et le monde syndical. Même la CFDT a paru outrée de ces mesures qui signifieraient l’explosion du code du travail.

La CGT a vivement réagi à ces révélations. Des réunions ont été prévues tout l’été, là encore à grand renfort de communication, faisant croire que la concertation est de mise. En réalité, il n’en est rien puisque les 50 réunions prévues concernent tous les syndicats qui seront vus un par un. A vos calculettes !! Ca signifie que pris séparément, il y aura 3 réunions par syndicat. Pas de quoi révolutionner le monde en termes de négociation.

La CGT a pris ses responsabilités  en lançant une journée de grèves et de manifestations le 12 septembre: nous étions fortement opposés à la Loi Travail 1. La loi travail 2 est juste le prolongement de la casse du code du travail, un recul inacceptable pour tous les salariés français.

Isabelle Vuillet