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Edito septembre

Publié par le 19 Août, 2014

PAS DE TREVE ESTIVALE POUR L’AUSTERITE
Pendant la quinzaine du Tour de France, la CGT et ses militants étaient présents dans la caravane du Tour afin de distribuer, à chaque étape, de la documentation tant aux travailleurs saisonniers qu’aux salariés. Avec « la caravane des saisonniers », des militants CGT ont aussi sillonné le littoral français avec pour objectifs de sensibiliser et dénoncer les dérives des emplois saisonniers mais également pour exposer les propositions et les orientations de la CGT dans ce domaine.

Cet été, les intermittents du spectacle ont été aussi sur le front. En lutte contre la nouvelle convention d’assurance chômage, ils se sont mobilisés dans les festivals culturels de l’été. La CGT s’est efforcée d’être à leur côté dans cette lutte qui nous semble juste.

Concernant notre secteur, nous avons appris que Benoit HAMON a « arraché » le maintien des 60 000 postes qui étaient, rappelons-le, une promesse du gouvernement. Pourtant, au regard de la cure d’austérité engagée, on peut légitimement se demander où le gouvernement va trouver les moyens nécessaires ? Au détriment d’autres ministères ?

 

Ce qui est aussi préoccupant c’est le discours porté à la conférence sociale de juillet concernant l’apprentissage. La volonté du gouvernement de développer l’apprentissage au détriment de l’enseignement professionnel sous statut scolaire est un message inquiétant. C’est à l’Ecole d’instruire les jeunes, pas à l’entreprise !!

 

C’est début juillet que s’est tenue, avec les partenaires sociaux, la conférence sociale, conférence que la CGT a décidé de quitter à l’issue du premier jour. En effet, elle n’aura servi, une fois de plus, qu’à mettre en musique le pacte d’austérité engagé par le gouvernement. C’est surtout le MEDEF que le gouvernement a voulu contenter en acceptant de remettre, à plus tard, le dossier sur la pénibilité. Rappelons que c’est sur cet engagement de la pénibilité que certaines organisations syndicales ( mais pas la CGT) ont accepté de signer l’accord compétitivité en juillet dernier. Vous avez dit « marché de dupe ? ». Cette fois-ci, il était hors de question, pour nous,  de cantonner le syndicalisme dans un rôle de figuration particulièrement méprisant pour l’exercice de la démocratie sociale. La situation économique et sociale mérite mieux qu’une mascarade de pourparlers ! Exigeons des actes forts pour sortir de la crise, exigeons d’être à l’offensive pour une relance industrielle, exigeons de changer la donne. C’est tout cela qu’il faudra exprimer, pour les élections professionnelles de la Fonction Publique en décembre. C’est tout cela qu’exprime le vote CGT.

Isabelle VUILLET