1er degré : rythmes de l’enfant, rythmes scolaires...
La question des rythmes de l’enfant, et donc des rythmes scolaires, traverse le monde de l’Éducation depuis des décennies. Dans le 1er degré, on a connu une accélération des réformes ces dernières années sous l’impulsion de Sarkozy puis de Peillon.
Pour le premier, sa volonté était de réduire le temps de scolarité (de 26 à 24 heures) sur 4 jours pour y inclure 2 heures de « soutien » aux élèves en difficultés et ainsi « amortir » la disparition programmée des RASED et de la prise en charge spécialisée.
Pour le second, l’idée était de revenir à 9 demi-journées de classe, tout en offrant aux élèves une ouverture culturelle et sportive sous le pilotage des collectivités territoriales et donc ancrer une territorialisation de l’Éducation.
Ces dernières réformes, jamais évaluées ni corrigées, ont produit des dégâts évidents, non seulement pour les enfants, mais aussi pour les personnels.
Et si on prenait le temps d’aller plus loin ?
À chaque fois que des concertations nationales ont eu lieu à ce sujet, un consensus s’est établi : l’organisation scolaire et périscolaire, souvent faite au rabais ou à moindres coûts, ne permet pas de respecter complètement les rythmes de l’enfant, suscite de la fatigue chez les élèves et génère ou alimente les inégalités sociales/scolaires produisant ainsi des résultats délétères.
Cependant, au-delà de ce constat, et faute de décisions politiques volontaristes, rien n’a permis une amélioration des choses :
- aucune transformation profonde de la société et des vies familiales ou professionnelles (on reste avec des horaires professionnels imposés, des rythmes décalés, de la précarité professionnelle…) ;
- aucune décision permettant de faire passer l’intérêt des enfants avant ceux du monde économique (et notamment de l’industrie du tourisme…) et maintien des inégalités (comme l’accès aux vacances par exemple) ;
- aucun moyen engagé pour le recrutement de personnels (dans l’Éducation ou le périscolaire/animation) dégradation galopante des conditions de travail des enseignant·es (ce qui les rend très réticent·es aujourd’hui à une nouvelle semaine d’école).
C’est dans cette histoire des rythmes scolaires qu’est survenue la Convention citoyenne pour le temps de l’enfant, instaurée unilatéralement par le président Macron afin de « trouver des solutions permettant d’améliorer le niveau des élèves » et accessoirement réduire les vacances scolaires.
Là aussi, il y a eu consensus sur l’état des lieux et certaines propositions faites fin novembre 2025 sont intéressantes pour la CGT Éduc’action. Malgré tout, elles nécessiteraient encore de nombreuses discussions sur les enjeux pédagogiques, mais aussi sur leur approche interprofessionnelle.
Notre organisation s’interroge sur la portée « qualitative » de certaines mesures ou sur le traitement réel des inégalités qu’elles permettraient, qui est l’objectif initial affiché.
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