Écologie, rénovation du bâti... Une urgence pour améliorer les conditions d’étude et de travail
En juin 2025, plus de 80 départements de France métropolitaine ont connu un épisode de canicule ayant particulièrement touché les établissements scolaires. Plus de 2200 établissements ont été fermés.
À la rentrée de janvier 2026, une vague hivernale a reporté le retour des élèves et des personnels dans plusieurs départements : problème d’accessibilité, problème de chauffage (vétusté, manque
d’entretien faute de budget suffisant…), températures trop basses pour de bonnes conditions de travail et d’études...
Ces épisodes successifs et désormais récurrents, ont mis en évidence la triste réalité de l’état des écoles, des établissements scolaires ou des services administratifs, inadaptés aux évolutions des températures (que ce soit en hiver ou en été) qui s’amplifient à cause du changement climatique.
Ces passoires thermiques représentant 3,5 % des gaz à effet de serre, un grand plan national de rénovation et de construction s’impose pour garantir à la fois une meilleure sobriété énergétique et garantir de meilleures conditions de travail et d’étude, et ce tout au long de l’année.
Des prévisions à prendre au sérieux
Le réchauffement et le changement climatique sont une réalité scientifique et mesurée, seulement contestée par quelques courants climato-sceptiques poussés par des motivations capitalistes ou obscurantistes. La particularité de ce changement est l’extrême rapidité du réchauffement sur les 150 dernières années.
Cette hausse a des effets très concrets comme la multiplication des épisodes de vagues de chaleur (avec des records de températures) ou de pluies extrêmes (aux inondations majeures).
La nécessité d’un budget pérenne et à la hauteur des enjeux
Le budget 2026 attribue 200 millions d’€ au Fonds vert (permettant aux collectivités de mener des projets de transition écologique). Si cela peut paraître être une bonne nouvelle, ce budget ne doit pas faire oublier les coupes colossales du Fonds vert des deux dernières années : passé de 2,5 milliards d’€ en 2024 à 1,15 milliard d’€ en 2025, il atteindrait à peine les 850 millions d’€ cette année. Une nouvelle priorité gouvernementale reniée sur l’autel de l’austérité…
Dans ces conditions, les indispensables travaux de rénovation n’avancent pas assez vite et cette baisse drastique du Fonds vert va à nouveau freiner la rénovation énergétique des bâtiments scolaires. L’Alliance écologique et sociale (AES dont la CGT Éduc’action est partenaire) souligne l’urgence d’augmenter massivement les fonds destinés à la rénovation énergétique des bâtiments scolaires. Elle chiffre les besoins à hauteur de 5 milliards€ /an pendant 10 ans.
Retour sur L’Enquête de l’alliance écologique et sociale (AES)
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Source visuel : (c) MrsBrown pour Piwabay

