SEGPA : une structure pédagogique à défendre
Présentes dans un collège sur cinq ainsi que dans quelques EREA et LEA, les SEGPA scolarisent environ 2 % des collégien·nes. Elles offrent un cadre adapté aux élèves qui, à l’issue du CM2 ou de la 6ème, présentent des difficultés scolaires importantes et persistantes.
Véritable outil de remise sur les rails pour les élèves dont l’image de soi est très souvent dégradée lors de leur entrée au collège, la SEGPA est une structure essentielle pour revaloriser ces jeunes.
L’année de 6ème réconcilie très souvent École, élève et famille. Elle est fondatrice pour la suite de la scolarité. Son objectif premier est bien de retrouver la confiance en soi et en ses capacités, et de se prouver que l’on peut apprendre et réussir.
Depuis 2015, l’orientation définitive en SEGPA a lieu en début de cycle 4. Un certain nombre d’élèves n’intègre donc la structure qu’à partir de la 5ème, perdant de fait tout le bénéfice de cette année de revalorisation.
Afin d’accompagner au mieux ces élèves dans leur scolarité, les équipes de SEGPA réunissent l’ensemble des métiers enseignants de l’Éducation nationale. Véritable plus-value de la structure, cette pluralité implique un partage de compétences et un travail de coordination.
La direction de la SEGPA peut être prise en charge par un·e enseignant·e. Ce dernier·ère, déchargé·e d’enseignement, est également un véritable appui pour les équipes : suivi des élèves, accompagnement des familles, lien avec les partenaires (personnels médico-sociaux, psychologues, éducateur·rices etc.). Cette direction est un levier important pour assurer la bonne intégration de la SEGPA dans l’établissement et faire valoir la place de la structure au sein de l’équipe de direction.
La SEGPA prépare activement les élèves à leur future vie professionnelle. Les métiers de la voie professionnelle y sont valorisés et les élèves sont accompagné·es. L’expertise des enseignant·es de lycée professionnel est un atout majeur : connaissance de la voie professionnelle et de la réalité du monde du travail, apprentissage de la sécurité au travail, mise en place de protocoles de réalisation…
Après la 3ème, l’orientation vers la voie professionnelle sous statut scolaire est très majoritaire : 63% en CAP et 10% en Bac professionnel. La qualité et la diversité de l’offre de formation en lycée professionnel sont donc un enjeu primordial pour ces jeunes qui sont encore stigmatisé·es par l’institution et pour lesquel·les les domaines professionnels accessibles après la 3e restent limités.
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