Changement climatique et travail : des leviers pour agir
Crise globale
Les alertes du GIEC se sont succédées depuis de nombreuses années, et aujourd’hui le dérèglement climatique n’est plus une projection des expert·es, il est concret : + 35 °C dans les ateliers ou les salles de classe, absence de point d’eau sur les chantiers, inondations, vagues de froid ou de sécheresses, incendies…
L’environnement et la biodiversité sont mis à mal par les pollutions chimiques, les particules fines, les "polluants éternels" auxquels les salarié·es sont exposé·es et qui contaminent l’air, l’eau, les sols… et les corps.
Le dérèglement climatique, les canicules à répétition, la raréfaction de l’eau, les inondations, la pollution de l’air, la disparition des espèces… tout cela n’a rien d’une « fatalité naturelle ».
Ce n’est pas la Terre qui « se dérègle toute seule », mais bien le système capitaliste qui organise la surexploitation des ressources, des travailleur·ses et du vivant au profit d’une minorité. Dès qu’on regarde les choses d’un peu plus près, la crise environnementale apparaît pour ce qu’elle est : une question sociale, une question de classe, une question de lutte contre l’exploitation capitaliste et ses attaques vis-à-vis des droits et de l’emploi, au contraire de la satisfaction des besoins de la population.
Face à cette réalité, deux voies se dessinent.
La première consiste à demander aux travailleur·ses de s’adapter en silence et d’accepter aux dépens de leur santé et des emplois, pendant que les profits, eux, s’envolent et restent intouchables. Cette voie organise l’injustice climatique et sociale : celles et ceux qui sont les moins responsables paient le prix le plus fort – en premier lieu le monde du travail et les populations vulnérables.
La seconde voie est celle que porte la CGT. Elle part d’un principe simple : la crise environnementale étant une question sociale et une question de classe, elle ne peut pas être traitée en dehors du travail, en dehors des choix industriels, en dehors de la répartition des richesses et des pouvoirs de décision.
Aucune transition écologique ne pourra avoir lieu sans les travailleur·ses. Ce livret confédéral, travaillé par la commission confédérale dédiée et les fédérations concernées, a l’ambition de donner aux militant·es de la CGT des repères pour comprendre, mais surtout des leviers pour agir.
Car le réchauffement climatique aggrave les risques professionnels, dégrade les conditions de travail, fragilise les infrastructures et les services publics tout en accentuant les inégalités territoriales. Les pollutions tuent et les travailleur·ses en sont les premières victimes.
Pour télécharger et lire l’intégralité de notre livret, cliquez ci-dessous :

