1er degré : évolution du remplacement et volontés ministérielles...
NON AUX ÉCONOMIES SUR LE DOS DES PERSONNELS
La CGT Éduc’action alerte sur cette question depuis des semaines. Deux principaux bouleversements sont en oeuvre actuellement dans de nombreux départements concernant la gestion du remplacement et sont la suite de ce qui a été mis en place précédemment dans d’autres territoires : la départementalisation ET la fusion-déspécialisation de toutes les brigades au sein d’une seule et même dénomination : les BD (Brigades Départementales).
| ALERTE Finies les Brigades de Formation Continue, les ZIL, les Brigades REP+ ou les Brigades ASH : à la rentrée 2026, toutes et tous les remplaçant·es seront fusionné·es au sein d’une seule et même brigade départementale ! |
Dans ce cadre, les zones géographiques de rattachement seront (ou sont déjà) élargies et leur nombre ainsi réduit : dans certains départements, des DASEN annoncent une seule zone géographique (le département entier donc), voire 3 ou 4, au lieu d’une vingtaine ou trentaine, actuellement dans certains départements.
Les mutations intradépartementales risquent également d’être fortement perturbées avec l’arrivée « sur le marché » d’un nombre important de remplaçant·es qui bénéficieront de bonifications (et il faudra y veiller !) au titre des mesures de carte scolaire suite à la fermeture de leur poste de brigade.
L’argument principal du ministère, et donc des DASEN, est l’amélioration de « l’efficience » du remplacement dans le 1er degré, avec notamment, en sous texte, un objectif de réduction des condamnations juridiques pour absence de continuité de Service public du fait des trop nombreuses classes non remplacées. Cependant, nous ne sommes pas dupes et les remontées de terrain l’attestent : le véritable objectif est l’instauration d’un logiciel de gestion des remplacements (ARIA+) et d’économiser au maximum sur les frais d’ISSR (sans considération pour la continuité pédagogique).
Comme nous l’avions dit précédemment, le risque accru de perte des 18 demi-journées en REP + ou de dégradation des conditions de travail (trajets plus longs, multiplicité des écoles d’exercice augmentée, déshumanisation de la gestion de ce personnels…) pourraient être effacés d’une façon très simple : créer massivement des postes de remplacement avec des agent·es titulaires !
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